Le marketing éthique : bullshit, chimère ou objectif atteignable ?

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler d’un sujet “tendance” : le marketing éthique.

Attends ! Ne t’enfuis pas ! Je sais bien que cette expression est galvaudée sur le web et particulièrement ces derniers temps. Pourtant, j’y crois réellement.


Tentons donc de défricher. Qu’entend-on par éthique ?

Le Petit Robert la définit comme l’ “ensemble des conceptions morales de quelqu’un, d’un milieu.” On peut donc faire le raccourci qu’on vise un marketing qui respecte la morale…qui respecte simplement les potentiels acheteurs.


Repense à la dernière fois que tu as eu le sentiment de te faire avoir lors d’une transaction. Te souviens-tu des sentiments que cela a générés chez toi ? Du dégoût ? De la colère ? L’envie de te venger ? Voilà exactement, ce que tu souhaites éviter auprès de ton audience, non ?

C’était peut-être en faisant un achat en 2ème main sur photo. Comme par hasard, la vendeuse avait “oublié” de prendre en photo la tache, qui se voit pourtant comme le nez au milieu de la figure, sur la jambe du pantalon que tu as acheté sur Vinted. Résultat : tu te lâches au moment de donner un avis.


Sur le web, il existe des pratiques analogues à ton vendeur malhonnête. Et pas uniquement lors d’une vente. Je vise toutes les actions que tu essayes de faire faire à ta communauté et tes prospects.


Je te donne quelques exemples réels qui me sont arrivé ces dernières semaines et qui ont inspiré le sujet du jour.

  • Un poste Linkedin : l’auteur indiquait avoir mis au point une check-list du tonnerre pour vérifier que tous les éléments étaient bien présents sur une page de vente. Forcément, ça m’intéressait. Donc, classique, il fallait laisser un commentaire pour accéder à son outil topissime.

Mais ce qu’il n’avait pas dit, c’est que son outil était payant. Donc même si tu n’étais pas emballée par le fait de payer, tu te retrouvais rapidement inondée par ses emails. Apparemment, je n’ai pas dû être la seule à “ne pas avoir compris”, car il s’en est excusé dans un de ses emails…et à supprimer son fameux post Linkedin.

Résultat : je me suis rapidement désabonnée de sa newsletter, mais également de son profil Linkedin. Cerise sur le gâteau : son lien de désabonnement ne fonctionnait pas, donc je l’ai signalé en spam. Ce qui envoie un très mauvais signal à l’outil qui lui permet d’envoyer des emails et risque de nuire sérieusement à sa délivrabilité future.

Conclusion : grosse opération de m*** pour cette personne.

  • Une fameuse copywriteuse que j’apprécie beaucoup a eu l’idée d’organiser un event virtuel pour son anniversaire (peut-être que tu vois de qui je parle ;-)) mettant en avant des créateurs qui offrent des cadeaux à sa communauté. L’idée est en soit géniale et hyper originale.

Cependant, même en étant “du milieu”, je n’avais pas percuté qu’il allait falloir que je donne mon adresse mail à ces 29 créateurs officiels pour récupérer les “cadeaux”. Du coup, j’ai quand même l’impression de m’être fait avoir…et ma boîte mails est en train d’exploser.

  • Une société par très éthique (et pas regardante sur le RGPD) fait des pubs Facebook pour tester des idées de business. Leur principe est d’inciter des personnes à télécharger des ebooks et si la pub convertit assez (= récolte assez d’adresses mail en un temps donné), le business est déclaré comme viable.

Sauf qu’il n’y a pas d’ebook. Donc, l’adresse mail a été donnée contre quelque chose qui n’existe pas et est en plus intégrée à une mailing-lists qui fait la promotion d’autres produits.

Bref, tu l’as compris : le web, ce n’est pas le monde de Mickey. Méfie-toi des gentils messieurs au coin des rues avec une sucette à la main.

Le point commun entre toutes ses expériences désagréables, c’est le sentiment d’avoir été dupée. Peut-être que j’aurais quand même donné mon adresse mail, si j’avais compris qu’elle serait réutilisée par 29 créateurs de talent. Mais, j’aurais eu toutes les données pour décider.


Je t’invite donc à te poser la question suivante : quand tu demandes quelque chose à ton audience, est-ce que tu communiques clairement sur tes intentions ?


Et c’est ça, ce que j’appelle faire du marketing éthique.


Je suis convaincue qu’en 2022, les gens en ont ras-le-bol d’être vus comme des portefeuilles sur pattes sur le web (pris pour des jambons, comme diraient les Québecois). Les pratiques limites vont donc pénaliser de plus en plus ceux qui les utilisent. Ne fais pas partie de ces personnes-là, même à ton insu.

.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.