Le rapport étrange entre les donuts et l’objet de tes emails

L’email que je t’ai envoyé la semaine passée a été le pire flop en termes d’ouverture depuis la création de cette newsletter. 😭

J’assume…Petite claque derrière la tête.

Pourtant le contenu était, objectivement 😉, de valeur.

(Si par hasard, tu te dis que tu es passée à côté d’un truc intéressant, va zyeuter ici : https://preview.mailerlite.com/s0n2o4u4y5 )

Il est vrai que l’objet de l’email était un peu trop comme celui que Jean-Michel de la comptabilité envoie en fin de trimestre. Tu sais, genre : “rapport T1_2022_investissements”.

J’ai toujours une hésitation quand je dois écrire l’objet de mes emails : emoji ou pas ? Un truc putaclic à la Paris Match ? Un truc surprenant ou drôle ou émouvant ?… J’aurais pu (dû) te donner envie d’ouvrir mon email en mettant en avant les bénéfices ou en t’impliquant pour que tu te sentes concernée.

Ça aurait pu donner ça :

  • Quand dois-tu dois déléguer des prestations à un copywriter ?
  • (ou) Comprendre les 4 stades de l’entrepreneur pour savoir quand déléguer
  • (ou) Attrapez-le : le Pokémon entrepreneur !
  • (ou) A quel stade en es-tu ?
  • (ou) Es-tu prête à déléguer ?

Au lieu de ça, j’ai fait la feignasse et écrit sobrement : Les 4 stades de l’entrepreneurs.

Oui, pas ouf.

Je suis plutôt une bonne lectrice, notamment en regard du temps que j’ai pour cette activité. Pour te donner une idée, l’année dernière, j’ai lu 15 livres de non-fiction, 1 de fiction et entamé 6 autres livres (business).

Mais depuis le début de cette année, je ne lis quasi plus que de la fiction. Je crois que mon cerveau a besoin de faire une pause. (Ce qui ne m’empêche pas de continuer à acheter des livres…😏)

Par défaut, je pioche dans ma bibliothèque et relis des romans. En ce moment, c’est “Tout un été sans facebook” de Romain Puertolas. Il me semble me souvenir que j’ai acheté ce livre à un moment où j’étais en overdose de réseaux sociaux. Trop de notifications, trop de sollicitations intempestives, pas assez de valeur lue… Bref, tu vois l’idée.

D’ailleurs, en l’écrivant, je me rends compte de l’étrange parallèle qu’il y a à faire avec mon état d’esprit quand j’ai choisi de le relire !

Pourtant, ce roman n’a rien à voir avec Facebook. Ou tellement peu.

C’est l’histoire d’une policière black qui est mutée de New York, New York à un bled bien paumé, où même internet ne passe pas (et donc Facebook non plus. Cqfd). Son derrière prend de l’ampleur au fil du roman à la même vitesse que ses rêves de carrière s’envolent, en raison du nombre incroyable de donuts qu’elle ingurgite tout au long de ses journées.

Ce qui est remarquable dans ce bouquin, c’est la capacité de l’auteur à donner envie de lire les chapitres grâce aux titres qu’il leur donne.

Morceaux choisis :

  • Comment cette histoire commence (plutôt mal)
  • Comment détecter les racistes avec un simple Iphone
  • Où il est question de la bibliothèque des livres que personne n’a écrits
  • Où l’on apprend les causes de la transformation de la victime en moussaka
  • Le Shakespeare du pressing
  • Dans lequel on a enfin la clef d’un mystère mais pas nécessairement de celui qui nous intéresse.

Bref des pépites ! Et ils le sont tous.

Je te mets une photo de la table des matières pour te laisser juger :

On retrouve exactement les éléments que je t’ai cités précédemment : de l’intrigue, de l’étonnant, de l’humour …

La conclusion de tout ça, c’est que l’objet d’un email, c’est un peu comme le glaçage et les paillettes d’un donuts. Ça doit donner envie. Même si on sait toutes que le donuts n’est vraiment pas l’apogée de la gastronomie, un bon toping et hop, on se laisse convaincre.

Pour cela, j’ai décidé d’appliquer dorénavant une recette traditionnelle, mais qui a fait ses preuves : écrire plusieurs objets pour un même email et faire plus attention au choix des mots.

➡️ Et toi, tu fais comment pour écrire tes objets d’emails?

 

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